Articles

Affichage des articles du février, 2024

la branche Guillemot (5) La gloire de Vignol : Jean Ramponneau

Image
  la branche Guillemot (5) La gloire de Vignol : Jean Ramponneau Jean Ramponneau nait à Vignol le 4 octobre 1724, fils du tonnelier du village et petit-fils de vigneron. Il a un jeune frère, Denis, né en 1727 dont il restera très proche sa vie durant. Leur mère Françoise Blandin meurt alors que Jean n’a que 5 ans. Son père se remarie quelques mois plus tard avec Marguerite Lasnier, veuve âgée de 35 ans, qui subira de nombreuses grossesses mais dont pratiquement tous les nouveau-nés ne survivront pas. Elle décèdera à son tour en 1737. Le petit Jean apprend au village à lire et à compter, probablement avec le curé, et présentait probablement de bonnes dispositions, ainsi que le prouve sa signature.    Probablement peu attiré par le métier de tonnelier, il décide vers 1739 (il n’a que 15 ans) de rejoindre un de ses oncles à Paris (description dans un article écrit en 1935 de son voyage vers Clamecy puis vers Paris par le coche d’eau) [1] .   Il y rencontre Marie ...

la branche Guillemot (4) : le flottage du bois

Image
 la branche Guillemot (4) : le flottage du bois Le transport du bois par flottage sur les rivières est sans doute vieux comme le monde, mais c'est dans le Morvan que la technique a atteint sa perfection au cours des derniers siècles.  Jean Rouvet     Au début du 16ème siècle, Paris manquait de bois pour se chauffer, les  forêts avoisinantes ayant été petit à petit dévastées à l'exception du Domaine Royal, par définition intouchable. C'est alors que différentes tentatives eurent lieu pour transporter du bois à Paris par flottage sur les rivières (l' Yonne , la Cure, affluent de l'Yonne, puis la Seine affluent de l'Yonne et qui traverse Paris). Si la technique fut mise au point par Charles Lecomte, c'est Jean Rouvet, un négociant parisien, qui organisa le commerce. C'est ainsi que le premier train de bois arriva à Paris le 20 avril 1547 au quai des Célestins. L’Yonne traverse Vignol au sud mais le point de rassemblement ...

la branche Guillemot (2) : Vignol, village du Nivernais

Image
    la branche Guillemot (2) : Vignol, village du Nivernais Les ancêtres de la branche Guillemot étaient laboureurs ou vignerons à Vignol dans la Nièvre.                                                                                       Situé sur la rive droite de l’Yonne, à mi-pente des côteaux orientés vers l’ouest, Vignol tient son nom des vignes qui y étaient exploitées peut-être depuis les romains. La paroisse, qui dépendait à l’origine de l’abbaye du Réconfort, releva plus tard de l’abbaye de Vézelay. La première église datant du  XIIe siècle  a été reconstruite à la fin du XVe siècle puis restaurée et agrandie dans les  années 1870 .  A partir du 16ème siècle, Vignol dépend de la paroisse de Teigny. carte de Cassini (18...

La branche Guillemot (1)

Image
  La branche Guillemot (1) les Guillemot de Vignol Leger Guillemot était le beau-frère de mon arrière-grand-mère maternelle Henriette Manceau dont il avait  épousé la soeur, Cécile Eugénie Manceau. Il était donc mon arrière-grand-oncle.  Jardinier à Issy-les Moulineaux au moment de son mariage, il était né dans la Nièvre, dans le village de Vignol. Cet article retrace le parcours de ses ancêtres. Il sera suivi d'annexes concernant son village natal aux 18 et 19ème siècle On retrouve des Guillemot métayers des terres de Chassy dans les plus vieux registres de Vignol datant de la fin du 17° siècle.       Simon Guillemot nait à Vignol vers 1689. Marié à Jeanne Maillard, ils auront au moins 4 enfants dont 3 filles, Hélène, Magdeleine et Anne et un unique fils , Louis , né vers 1730.       Louis Guillemot , laboureur avec son père de terres à Chassy se marie d’abord à 36 ans, en 1764, avec Marie Sirot, originaire du village voisin de Monceaux l...

La branche Guillemot (3) : le transport des voyageurs vers Paris par le coche d’eau

Image
  La branche Guillemot (3)  :   le transport des voyageurs vers Paris par le coche d’eau Le coche d'eau relait chaque semaine Auxerre à la capitale, et vice versa, depuis le début du 17ème siècle. L'arrivée et le départ du coche furent la grande attraction du payas pendant deux siècles : c'est en effet la 26 janvier 1620, que Charles de Loménie, secrétaire au cabinet de Louis XIII,  obtient du Roi la concession à perpétuité du droit exclusif du transport par eau des personnes en Auxerre et Paris avec deux bateaux.   Le départ du premier coche n'eut lieu que le 1er jancier 1635. D'un coût très aventageux par rapport à la voie terrestre, certes plus rapide, il offrait des tarifs préférentiels aux soldats, aux ouvriers journalier ... et aux nourrices que l'on envoyait récupérer des nourrissons à Paris. Le coche convoyait aussi les marcha,dises que lui confiaient marchands et négociants.   Le bateau hâlé par des chevaux partait d’Auxerre tous les vendredis à...