La branche Guillemot (1)
La branche Guillemot (1)
- les Guillemot de Vignol
Leger Guillemot était le beau-frère de mon arrière-grand-mère maternelle Henriette Manceau dont il avait épousé la soeur, Cécile Eugénie Manceau. Il était donc mon arrière-grand-oncle.
Jardinier à Issy-les Moulineaux au moment de son mariage, il était né dans la Nièvre, dans le village de Vignol.
Cet article retrace le parcours de ses ancêtres. Il sera suivi d'annexes concernant son village natal aux 18 et 19ème siècle
On
retrouve des Guillemot métayers des terres de Chassy dans les plus vieux
registres de Vignol datant de la fin du 17° siècle.
- Simon Guillemot nait à Vignol vers 1689. Marié à Jeanne Maillard, ils auront au moins 4 enfants dont 3 filles, Hélène, Magdeleine et Anne et un unique fils, Louis, né vers 1730.
- Louis Guillemot, laboureur avec son père de terres à Chassy se marie d’abord à 36 ans, en 1764, avec Marie Sirot, originaire du village voisin de Monceaux le Comte mais elle meurt dès la première année de leur mariage. Il se remarie en 1765 avec Marie Ferrier, de la commune voisine de Flers-Cuzy. Ils auront au moins 3 enfants, Pierre, Marie, qui meurt à l’âge de 2 ans et François, né en 1772. Marie meurt vers 1788.
Louis fait partie des signataires (quoique sa signature y soit mal assurée) du cahier de doléances rédigé, comme dans toutes les communes de France en mars 1789 en vue de la réunion des états généraux. Ce cahier demande comme partout la suppression des privilèges de la noblesse et du clergé et une plus juste redistribution des impôts. Ils se plaignent notamment des droits de mutation que les fermiers des grands domaines font subir aux métayers à chaque renouvellement de bail. Ils s’opposent aussi aux multiples impôts directs et indirects dont les droits de douane et les restrictions au libre commerce du bois, du vin et des eaux de vie et des animaux qui pouvaient grever jusqu’à 50% des revenus des fermiers.
Pierre leur fils aîné se marie avec Jeanne Cliquet, servante au chateau de Chassy mais elle meurt deux ans après la naissance de leur fille Marie, en donnant naissance à un petit garçon qui ne survivra pas. Pierre disparaît à son tour en 1799, âgé de seulement 34 ans. La petite Marie sera élevée par son oncle maternel François Bourgeois , manouvrier au village voisin de Germenay.
Louis meurt en 1802, à l'âge respectable pour l'époque de 79 ans.
· François Guillemot, né en 1772 poursuit l’exploitation de son père. Grâce à la révolution, il est devenu propriétaire de terres à Chassy. Il se marie le 24 mars 1792 avec Jeanne Foudriez dont il aura 5 enfants : Jean Louis, Marie, Edmé, Jean Ambroise et Charlotte. Jeanne Foudriez meurt en 1814, âgée de seulement 38 ans ; Charlotte n’a que 2 ans. François ne se remariera qu’en 1832, avec Marie Sapertot veuve de Jean Blandin. Il ont respectivement 60 et 62 ans.
La même année, il marie sa benjamine Charlotte à Jean Denis Simonot, tuilier au château de Chassy. D’abord installés à Flez-Cuzy, limitrophe de Vignol, le jeune couple viendra s’installer à Vignol vers 1850.
Marie Sapertot meurt en 1841.En 1849, François Guillemet perd à la fois sa fille Marie, 46 ans, restée célibataire, sa belle-fille Edmée, femme de son fils aîné Jean Louis et son fils Edmé laboureur à Teigny, âgé de 43 ans.
François meurt en février 1863 à l’âge très respectable de 91 ans dans sa maison du bourg de Vignol. Son fils Jean Ambroise le suit en juin de la même année à seulement 53 ans.
·
Jean-Louis Guillemot, le fils aîné, né en
1802, est comme son père laboureur à Chassy . Il se marie en 1837 avec Edmée
Robigot. Domestique chez Pierre Ramponneau, riche propriétaire du bourg
de Vignol, elle l’avait épousé en 1827, malgré leurs 31 ans de différence
d’âge. Devenue veuve en 1834, elle avait donné naissance en 1836 à une petite
Charlotte qui sera reconnue par Jean Louis Guillemot.
C’est peu
après son mariage qu’il devient vigneron dans un autre hameau de Vignol,
Prémaison. Ils auront une autre petite fille, Elisabeth Marie qui mourra en
1853 à l’âge de 15 ans.
En 1863, à
la mort de son frère Ambroise, Marie Devillers, la femme de ce dernier, vient
s’installer à Prémaison avec ses deux filles Eugénie et Marie.
Sa fille
Charlotte, indiquée comme attardée (« presqu’idiote ») par les agents
recenseurs, va donner naissance à 3 enfants, déclarés par leur grand-père de
père(s) inconnu(s) : François en 1861, Jean Louis Guillaume en 1864 et Léger en
1869. Tous trois quitteront la Nièvre pour la région parisienne. Le
plus jeune, Leger, s'installera comme jardinier à Issy les Moulineaux où il y épousera Cécile Eugénie Manceau mon arrière-grand-tante.
Jean Louis
Guillemot meurt à Vignol en 1877 et n’a pas connu l’expansion foudroyante du phylloxéra
en nivernais vers 1890 qui conduira à la disparition de près de 90 % du
vignoble.
Charlotte
se marie l’année suivante avec Pierre Fillon, de 3 ans son cadet, qui était
domestique à Flez-Cuzy, commune voisine de Vignol et devient donc cultivateur à
Vignol. Charlotte mourra en 1893.
Les 3 enfants ont quitté Vignol depuis
plusieurs années.
L’ainée des nièces de
Jean Louis, Eugénie, se marie en 1878 avec Joseph Boussard qui était domestique
à Ruages, petite commune située à 7.5km au sud de Vignol. Elle donne d’abord
naissance à un enfant mort-né avant de mourir à son tour en juillet 1879.
Sa petite sœur Marie
donne naissance à un petit Pierre Felix en novembre de la même année, des
œuvres de Joseph Boussard mais dont la reconnaissance sera refusée par le
tribunal (conçu alors que son père était encore marié
à Eugénie Guillemot et Joseph Boussard et Marie Guillemot sont liés par des
liens qui interdisent le mariage à l'époque : beau-frère, belle-soeur). Deux
autres enfants naîtront du couple Joseph Boussard-Marie Guillemot (Léon en 1881
et Annette Félicité en 1887) avant que Joseph Boussard n’obtienne en 1897
l’autorisation exceptionnelle des autorités d’épouser sa belle-sœur. Il mourra
à Vignol en 1924.
- Les Guillemot d’Issy les Moulineaux
Les enfants de Charlotte Guillemot, fille de Jean-Louis quittent Vignol avant 1880, probablement placés comme domestiques ou comme apprentis.
Je ne les ai retrouvés qu’à l’âge adulte.
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François Guillemot
Je ne sais rien de sa jeunesse. Vers 1885, il rejoint à Issy-les-Moulineaux son cousin Jean Guillemot, fils d’Edmé. Il y travaille comme maraîcher et se marie en 1888 avec Marguerite Geneviève Gautrin. Lors de son mariage, il déclare ne pas connaître ni le nom ni le domicile de ses parents ! le jeune couple s’installe à Maisons-Alfort. François décède en 1904, à 43 ans, à Vitry-sur-Seine.
·
Jean-Denis Guillaume Guillemot
Il est garde-moulin à Hodent en Seine-et-Marne en 1890, peut-être après avoir été placé chez un meunier de Vignol. Il se marie cette année-là avec Alice Guillot, fille d’un bourrelier de Magny-en-Vexin, commune limitrophe d’Hodent. Parmi les témoins de leur mariage se trouve un certain Jules Jobelin marchand de meubles boulevard du Montparnasse à Paris, ami de la jeune épousée. L’année suivante, le jeune couple vit lui aussi à Paris, probablement aidé par ce personnage. Jean-Denis est hôtelier à Paris dans le quartier du Luxembourg en 1919 lors du mariage de sa nièce Augustine, fille de son petit frère Léger.
·
Leger Guillemot
Lui aussi rejoint son cousin Jean à Issy-les-Moulineaux vers 1895. A noter que le fils de ce dernier se prénomme Léger comme lui et qu’il n’a que 6 ans de plus que son petit-cousin.. Léger travaille comme jardinier.
Léger se marie en 1898 avec Cécile Eugénie Manceau, jardinière comme lui. Ils auront 7 enfants dont seuls 3 survivront, Augustine, Charles Auguste et Marcel. Leger meurt en 1940 à Issy. Ma grand-mère Marie Louise Leconte, était sa nièce, fille de sa belle-sœur Henriette.







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